Historique

 

15 octobre 1604 : Arrivée à Paris des Carmélites espagnoles, compagnes de Sainte Thérèse d’Avila, préludant à l’avènement des Carmélites déchaussées en France.

Août 1621 : M. de Bérulle, supérieur des Carmélites en France, lors d’un séjour dans la région avec Louis XIII, remarque le site d’Agen et l’estime favorable à l’établissement d’un monastère. En des circonstances miraculeuses, un héritage survient à une novice du Carmel de Lectoure (Gers), expressément destiné à la fondation d’un Carmel. La prieure (septième des professes françaises reçues à Paris par les Mères espagnoles) obtient, sans difficulté, l’agrément de M. de Bérulle et l’approbation de l’évêque d’Agen.



FONDATION :

Le 6 décembre 1628 : Arrivée de six religieuses chargées de la fondation. L’installation du Carmel se fait modestement. Six mois après, la peste qui afflige la ville oblige les soeurs à se disperser. La communauté, de nouveau réunie en 1630, doit abandonner la maison, malsaine et trop exigüe. Elle s’installe dans une autre demeure, reçue en don, moyennant une faible rente. L’aménagement va se poursuivre durant cinquante ans ! La chapelle n’est construite qu’à la fin du XVIIIe siècle. Le monastère fait l’objet de la bienveillance active de la fille de Louis XIV, mère Thérèse de Saint Augustin, prieure du Carmel de Saint-Denis, à l’occasion des tractations qui réclamaient une intervention influente (plusieurs lettres de la princesse sont conservées aux archives départementales).
Avec la Révolution, le Carmel n’est pas épargné. En 3 journées (17 juillet 1790, 27 février 1791, 1er janvier 1792), il endure successivement la confiscation des biens, du domicile, et la dispersion des religieuses. La mère prieure et trois soeurs partent pour l’Espagne. Elles reçoivent un accueil très fraternel au Carmel de Saragosse. Le reste de la communauté, ne pouvant les rejoindre, est hébergé dans des maisons amies. Vu l’état grave d’une malade, un petit groupe est autorisé à rester auprès d’elle. Il constitue le noyau autour duquel la vie communautaire se maintient sans interruption, bien que clandestinement. Le monastère est affecté à des usages administratifs et devient par la suite le lycée (il n’en subsiste aujourd’hui que la chapelle et un rétable en bois doré, encadrant un tableau de Sainte Thérèse en extase, signé Despax). En 1807, une petite maison est acquise. La vie régulière peut recommencer ouvertement, dans des conditions précaires.

En 1837, la réimplantation du Carmel s’impose. Grâce à une souscription, la construction d’un monastère est entreprise.

Le 22 juillet 1847 a lieu la translation solennelle. Le Carmel restera implanté au coeur de la ville jusqu’en 1976. Le bruit environnant et l’insalubrité des locaux entravant la vie régulière, un transfert du Carmel à la périphérie de la ville -commune du Passage- est entrepris.

Le 11 juin 1976 : inauguration du nouveau monastère.

Le 30 octobre 1978 : célébration du trois cent cinquantième anniversaire de la fondation, le Carmel d’Agen-Le Passage étant le quarante-deuxième de l’Ordre fondé en France.

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Maj le 10/11/99